Projet

On ne fait pas un voyage, c'est le voyage qui nous fait.
Départ le 2 novembre 2010
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03/02/2012

Du bruit dans la cuisine

Aujourd'hui, petit post culinaire. C'est vrai que vous nous avez entendu lu dire que la nourriture bien de chez nous nous manque ici, et nous avons été gâtés pour les fêtes: les kits de survie des bretons exilés sont arrivés à bon port, nous pouvons tenir jusqu'au mois d'août et patienter avant de refaire nos réserves!
Même si la cuisine ici n'est pas des plus "fines " (je fais attention de ne pas me mettre les kiwis à dos), il y a quand même de quoi se faire plaisir notamment avec les muffins. Je ne parle pas de ceux que vous pouvez acheter en supermarchés, mais des muffins maisons. Il suffit d'une bonne recette de base ou d'un bon livre de recettes, et vous êtes parés. Nous avions acheté des bananes pour nos smoothies, mais comme l'été est quelque peu absent, nous avons perdu l'envie des smoothies, et les bananes ayant tendance à mûrir vite il fallait faire quelquechose; c'est fait: muffins bananes-noix.
A vos fourneaux, y'a rien de plus facile. Petite précision préliminaire, quand vous faites des muffins, il faut toujours préparer séparément le sec et le liquide.

Pour le "sec":
- 4 cups de farine
- 4 cuillère à café de levure chimique
- 2 cuillère à café de bicarbonate de soude
- 1 cup de sucre roux
- des noix

Pour le "liquide":
- 4 oeufs
- 1,5 cup de crème (si vous n'en avez pas, remplacez par du yaourt)
- 1 cup de lait
- 100g de beurre ramolli
- 3 bananes bien mûres 

Mélangez chaque partie séparément, puis mélangez le sec et le liquide ensemble seulement quelques secondes avec une grosse cuillère en bois. Attention à ne pas trop mélangez le tout. Si le mélange final est trop sec rajoutez un peu de lait et attendre qu'il soit bien absorbé.

Versez la préparation dans des moules à muffins et enfournez à 200°C pendant 20 à 25 min. Et puis comme n'importe quel gâteau, n'oubliez pas de piquer avec la pointe d'un couteau pour vérifier si c'est bien cuit au centre. Démoulez et laissez refroidir.

Deuxième explication: ici dans la quasi totalité des recettes, les quantités ne sont pas décrites en terme de poids mais en "cup" (que vous pouvez acheter partout), une cup c'est 236ml environ. Rien de grave si vous n'êtes pas au gramme près, c'est de la pâtisserie kiwi!

Vous pouvez varier à votre guise, j'ai eu la recette de base pour des muffins bananes-chocolat blanc, mais vous pouvez tout aussi bien, mettre du chocolat au lait, des framboises, ....








24/01/2012

Les têtes maories regagnent la Nouvelle-Zélande





L'« affaire des têtes maories » concerne la requête faite, par le musée national néo-zélandais Te Papa Tongarewa, afin de récupérer l'ensemble des dépouilles māori dispersées de par le monde, en l'espèce les têtes momifiées. En raison du principe d'inaliénabilité de l'art, depuis longtemps consacré dans le domaine public par le droit français (voir l'édit de Moulins) et réaffirmé par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France1, seule une commission de déclassement ou une loi peut autoriser en principe un tel transfert. Une telle loi avait permis, en 2002, de restituer à l'Afrique du Sud les restes de Saartjie Baartman, alias la « Vénus hottentote ».
L'affaire concerne donc à la fois un point éthique et historique, lié à l'art, à la bioéthique et au colonialisme, et un débat juridique : ces têtes relèvent-elles du domaine public de l'art, ce qui les rendrait inaliénables à moins d'un déclassement préalable ? Ou faut-il dire que de telles « œuvres », étant des organes humains, relèvent des articles 16 et suivants du Code civil français et, par suite, du principe d'indisponibilité du corps humain, interdisant toute appropriation de celui-ci ? En vertu des lois de bioéthique et du Code civil, elles ne pourraient donc être appropriées, ni même sous la forme spécifique et distincte que constitue le domaine public. Cette solution juridique a été écartée par la jurisprudence.
Ces têtes ne sont plus exposées dans les musées de France, cela depuis 1996 au muséum d'histoire naturelle de Rouen2, 1998 au muséum d'histoire naturelle de La Rochelle3, etc. Une vingtaine de têtes sont détenues au total en France, au Quai Branly à Paris, à Rouen, La Rochelle, Nantes et Lyon 2.

Source: Wikipédia



Article dans Libération du 23/01/2012
Comme convenu, les vingt têtes maories («toï moko») détenues dans les musées français ont officiellement été restituées à leur communauté ce lundi à Paris. La délégation néo-zélandaise conduite par Derek Lardelli, «aîné maori», est venue recueillir les restes sacrés de ses ancêtres, au musée du Quai Branly (1), avant leur rapatriement prochain en Nouvelle-Zélande. Au cours de cette cérémonie, Lardelli a salué ce geste, «peu importe comment vous êtes arrivés dans cette terre étrangère (...) merci au peuple français. Aujourd'hui, les ancêtres vous sourient pour nous avoir permis de vous ramener».
Le musée parisien en possédait sept. En mai 2010, la ville de Rouen avait déjà solennellement restitué une tête de guerrier maori tatouée et momifiée qui avait été donnée à son musée à la fin du XIXe siècle. A ce jour, le musée néo-zélandais, Te Papa et son prédécesseur, le Musée national, ont rapatrié des restes ancestraux de 14 pays pour un total de plus de 190 koiwi tangata (restes ancestraux Maori et Moriori). Il est estimé qu’il en existe encore plus de 500 qui attendent leur retour, la plupart conservés dans des instituts européens.
Les Maoris, comme de nombreuses autres sociétés océaniennes, conservaient religieusement les crânes séchés de leurs ancêtres, coupant également parfois la tête de leurs ennemis prestigieux en guise de trophées. Leur art consommé de la momification et surtout les impressionants tatouages ornant leurs visages avaient suscité un très vif intérêt de la part des explorateurs ayant abordé en Nouvelle-Zélande. Malgré l'interdiction de ce commerce par le gouvernement britannique en 1831, le trafic se poursuivra illégalement bien au-delà de cette date.
Depuis une trentaine d’années, la Nouvelle-Zélande exige le retour sur son sol de ces restes humains. En France, depuis le 4 mai 2010, une loi permet aux têtes de retrouver leur pays d’origine. «Les 20 têtes identifiées en France sont remises à la Nouvelle-Zélande au musée Te Papa, elles ne sont plus désormais des objets de collection mais seront entreposées dans un lieu sacralisé», s’est réjoui à son tour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Les «toï moko» arriveront au musée Te Papa («notre lieu» en maori) de Wellington le 26 janvier, où une grande cérémonie sera organisée en présence du roi Tuheitia Paki pour célébrer leur retour au pays. Grâce aux archives historiques, l’abondante tradition orale maorie et les experts en tatouages, qui ont chacun leur signification et retracent l’histoire personnelle unique de leur porteur, Te Papa tentera de retrouver la communauté d’origine des ancêtres rapatriés.
(1) La cérémonie devait se tenir à la clôture l'exposition, Maori: leurs trésors ont une âme.

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